Rencontre avec Vincent VILLEMINOT

Dans le cadre du Prix Alizé junior 6e / 5e 2025-2026, deux classes de 5e de notre établissement ont eu la chance de rencontrer successivement – jeudi 5 mars après-midi et vendredi 6 mars en début de matinée – un des écrivains en lice : Vincent VILLEMINOT, auteur du roman Black Cloud Tome 1 Le royaume, premier volume d’une série qui en compte cinq. Cet échange a eu lieu dans la salle du conte de la médiathèque Le Trente de Vienne. Une salle, deux ambiances !

Même si la rencontre avait été préparée en classe, il n’est jamais facile de débuter. Heureusement, Vincent VILLEMINOT nous a tout de suite mis à l’aise en nous rassurant : il n’y a pas de mauvaises questions, bêtes ni indiscrètes. Son souhait était de nous voir repartir sans interrogation non posée… Mission accomplie !

Pour faire connaissance, le groupe de Français de 5e 4 avait prévu un portrait chinois afin de briser la glace.

Concernant le groupe de Français de 5e 2, une majorité d’élèves avait déjà lu Black Cloud Tome 1 et quelques-uns s’étaient même lancé dans la lecture de la suite… Beaucoup de questions ont donc porté sur le roman et son élaboration.

Pourquoi un tel titre ? Un matin particulièrement sombre, l’auteur a eu l’idée d’une histoire où le jour ne se lèverait plus… Initialement, le roman aurait dû s’appeler Le Royaume mais d’autres livres portaient déjà cette mention. De plus, cela pouvait évoquer un univers de Fantasy, alors que Black Cloud Tome 1 se veut davantage fantastique, même s’il débute comme un thriller dystopique. En effet, on découvre trois frères qui se retrouvent seuls dans une maison isolée, suite à une catastrophe dont on ignore si elle est naturelle ou accidentelle. Leur père ne revenant pas, ils sont contraints de subvenir à leurs besoins, sans électricité ni contact avec l’extérieur. Bref, ils sont en mode survie ! « Black cloud » plutôt que « Nuage noir » car la traduction française évoque davantage une référence au monde amérindien…

Un auteur très accessible, qui met à l’aise et qui comprend qu’on puisse aimer lire… ou pas. Il a expliqué que les lectrices et lecteurs d’aujourd’hui n’ont pas la même capacité d’attention et qu’il convient donc d’écrire des chapitres plus courts, qui permettent de tenir en haleine le public sans risquer de le perdre en route. Il convient d’appliquer à la création de romans les mêmes techniques que pour le cinéma ou les séries… Poser le décor et rappeler très régulièrement les éléments de l’intrigue. Une règle d’or : répéter quatre fois les éléments particulièrement importants à la compréhension de l’histoire. La profession d’écrivain, loin d’être un métier du passé, se dessine comme une stratégie du futur !

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